Dunedin et la péninsule d’Otago

Nous voilà enfin à Dunedin, la ville la plus écossaise de Nouvelle-Zélande pour y admirer la beauté sauvage de la Péninsule d’Otago ainsi que de la côte Sud.

Dunedin

Deuxième plus grande ville de l’Ile du Sud après Christchurch, Dunedin est LA grande ville du sud de l’Ile du Sud. Après quelques jours vers le Lac Tekapo, ça fait un petit choc de revenir dans un telle mégalopole de 125 000 habitants, mais la ville n’est pas désagréable pour autant. Nous y sommes Deux choses resteront vraiment marquantes dans notre visite de la ville de Dunedin : sa gare si particulière et l’excellent Musée de l’Otago.

Gare de Dunedin

Centre informel de Dunedin, elle en reste le bâtiment le plus célèbre. Construite en 1878, son style Renaissance Flamande vous donnera l’impression de vous promener à Lille ou en Belgique. L’intérieur se défend bien aussi avec de jolies mosaïques et des vitraux assez inhabituels, représentant notamment une locomotive qui arrive.  Une fois admirées les fantaisies architecturales, il sera de bon ton de prendre un billet au guichet bien old-school lui aussi pour quelques uns des superbes trajets en train disponibles à partir de Dunedin. Les plus réputés sont le Taieri Gorge Railway et le SeaSider. Nous n’avons fait ni l’un ni l’autre, mais le  peu que nous avons vu du SeaSider en arrivant d’Oamaru nous a donné un petit aperçu des jolies choses que ce trajet doit traverser. L’intérieur de la gare contient aussi le New Zealand Sports Hall of Fame. Tous les samedis matins, des fermiers débarquent de tout l’Otago pour vendre leurs produits à des prix dérisoires, comme par exemple nos 5kg de pommes pour 5€ ou encore mieux, les 4 gros filets de sole pour 6€.

Gare de Dunedin | Voyage-nouvelle-zelande.net Gare de Dunedin | Voyage-nouvelle-zelande.net
 Gare de Dunedin  Vitrail de la gare de Dunedin

Musée de l’Otago

En plus d’être gratuit, ce musée propose des contenus très riches spécifiques à la province de l’Otago sur son histoire, sa faune et sa flore. On y trouve donc foule de bestioles empaillées, squelettes d’animaux du coin comme des moa (oiseaux géants cousins de l’autruche désormais éteints), pas mal de phoques, de dauphins et même dinosaures. Nous avons remarqué l’étage dédié aux tribus maori locales seulement beaucoup trop tard et l’avons âprement regretté. Il y a facilement de quoi passer une grosse demi-journée dans ce musée. Les jours de pluie et froid ne manquant pas à Dunedin, ça peut constituer un refuge bien meilleur pour la santé que visiter la Brasserie Speight’s (et goûter l’indispensable Summit Lager) et l’usine Cadburry’s.

Péninsule d’Otago

Lieu privilégié pour la rencontre avec les albatros et autres pingouins, la Péninsule d’Otago restera pour moi le symbole du racket lié à la privatisation des « attractions » naturelles en Nouvelle-Zélande. Je rêvais depuis des années de voir des albatros en vrai après un passage au Musée des Cap-horniers à St-Malo, et me voyais déjà me chanter « Echoes » de Pink Floyd en voyant un albatros voler au-dessus de nos têtes sans mouvement. Le Royal Albatros Center propose des tours guidés pour s’approcher derrière de grandes vitres de la colonie d’albatros nichant à Taiaroa Head. Malgré tout, je n’étais pas prêt à lâcher les 75 NZD pour ce genre d’expérience. Ce n’était juste pas la façon dont j’imaginais ma rencontre avec des albatros. Pas façon zoo avec plein de gens tout autour. Heureusement, comme une petite victoire face à l’adversité, l’un d’entre eux a eu la bonne idée de survoler le phare et le centre pour me faire voir ses ailes immenses et majestueuses. J’ai pu me consoler aussi en descendant un peu vers l’océan à partir du parking sur la petite plateforme d’où on peut voir plein de gros phoques à fourrure se prélassant au soleil. L’eau ici est tellement claire que même avec facilement 3m de fond, on peut quand même voir les phoques nager tranquillement dans la jolie eau vert claire. Voir près d’une vingtaine d’albatros quelques semaines plus tard pendant le trajet en ferry pour revenir de l’Ile du Nord m’a encore plus conforté dans l’idée de ne pas cautionner ce mode de tourisme malheureusement souvent imposé en Nouvelle-Zélande.

Taiaroa Head | Voyage-nouvelle-zelande.net En direction de Dunedin depuis Taiaroa Head | Voyage-nouvelle-zelande.net
Taiaroa Head En direction de Dunedin depuis Taiaroa Head

Après la déception des albatros, nous avons entrepris un petit tour de la péninsule. Trouver un accès à une plage a été bien plus difficile que prévu puisque très souvent les accès sont privés… Finalement, nous nous sommes repliés sur la Sandfly Bay, du nom des sales bêtes qui nous ont pourri l’existence quelques temps plus tard dans quelques coins de la côte Ouest. Ici, on a vraiment l’impression de se retrouver en Irlande avec les collines couvertes juste d’herbe et de moutons, surplombant de grandes plages de sable fin sur lesquelles viennent s’écraser les grosses vagues venues d’Antarctique. Les courageux pourront descendre sur la plage pour y voir de près des phoques à fourrure et des pingouins en venant au bonnes heures. Le DOC y a un programme de conservation et protection et a même aménagé une petite cabane pour se protéger des éléments pendant l’observation des animaux.

Sandfly Bay | Voyage-nouvelle-zelande.net Sandfly Bay | Voyage-nouvelle-zelande.net
Sandfly Bay

En résumé

  • Impression générale : notre descente vers le Sud a coïncidé avec une descente malheureuse des températures qui rendait même les locaux fous. Pour notre passage fin Novembre, il faisait malheureusement facilement 10° de moins que d’habitude à cette époque de l’année, avec aux environs de 7° pendant la journée, donc encore pire la nuit. Ayant fait tout le trajet jusqu’en Nouvelle-Zélande pour trouver l’été, nous sommes repartis déçus de notre malchance mais aussi lucides sur le fait que descendre plus loin au sud vers les Caitlins aurait été une bêtise du fait des kilomètres qui auraient encore plus fatigué les enfants et de la météo peu clémente. Nous aurions malgré tout pu rester un peu plus longtemps dans les environs. Brighton semblait avoir de bien jolies plages à l’eau très très fraiche. Nous aurions aussi pu visiter plus longtemps Dunedin et profiter de ses restaurants, etc. Tant pis, ce sera sûrement pour la prochaine fois que nous viendrons!
  • Activités : balade en ville, visite du musée de l’Otago, de la brasserie Speight’s, de l’usine Cadbury’s, promenades sur la Péninsule d’Otago, rencontres avec des pingouins, des albatros ou des phoques, prendre un train vers les beautés de la province d’Otago, faire le plein de bonnes choses au Farmer’s Market du samedi matin.
  • Logement : l’offre de campings est assez limitée. Il faut rouler un peu si on veut en trouver un. Bien évidemment, les B&B et autres auberges ne manquent pas. Voici deux que nous avons vus :
    • Brighton Motor Camp : notre première impression a été « qu’est-ce qu’on fout dans ce camp trailer trash? », vu la proportion d’emplacements utilisés par des résidents permanents, mais en fait, une fois passé ce premier mauvais préjugé injustifié, nous avons bien aimé ce séjour. Pour 30 NZD, on peut avoir un camp avec électricité, ce qui est rare pour ce prix-là et surtout très pratique quand il fait 3° la nuit et ainsi brancher son radiateur. Les installations sont propres et grandes. Des parties de fléchettes en descendant des bières sont l’activité principale le soir.
    • Portobello Tourist Park : plus cher que le précédent mais avec une population autre, il est très bien situé dans le petit village de Portobello sur la Péninsule d’Otago. Il propose des emplacements normaux mais aussi divers bungalows.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *