La colonie de phoques du Cap Foulwind

Notre remontée vers le Abel Tasman National Park nous a faits faire une escale à Westport. En plus de faire une pause bien méritée, cette étape permet aussi de rencontrer une colonie de phoques à fourrures bien impressionnante.

Rencontre avec les phoques du Cap Foulwind

Entre 30 et 100 phoques à fourrure vivent en permanence au Cap Foulwind. Pour aller les voir, il y a deux points de départ possibles :

  • Phare du Cap Foulwind : à 13km de la petite ville de Westport. Le chemin près du phare donne des illustrations de la vie dans les environs au 19ème siècle, lors de la grosse activité de la ville. Il y a plusieurs options de logement dans les environs, essentiellement des bed & breakfasts. Le trajet du phare à la colonie prend environ 40mn en passant sur un chemin surplombant les falaises. A l’aller, nous ne voyions absolument rien à cause du brouillard, mais au retour pour aller chercher le van, j’ai pu profiter de vues superbes sur la mer et une solide houle de 3-4m qui arrivait dans la baie.
  • Tauranga Bay : le DOC y a mis en place des illustrations très intéressantes sur la faune et la flore locales, sur le sentier sobrement intitulé Tauranga Bay Seal Colony Walk. De là, on est à une dizaine de minutes des phoques sur un sentier comme d’habitude très bien entretenu et balisé.

Les phoques sont extrêment simples à voir. Ils viennent se reposer sur la rive après une longue pêche dans l’eau froide, quelques dizaines de mètres sous le promontoire préparé pour garantir aux phoques leur tranquilité. De là, nous avons pu admirer la nouvelle génération de petits phoques, qui nait généralement en Novembre et Décembre. Nous avons donc pu nous attendrir sur ces bébés qui allaitaient gentiment, pendant que leur mère était confortablement allongée sur le dos. D’ailleurs, en les voyant soit vautrés par terre soit essayant de se trainer jusqu’à la mer, on pourrait penser que ces animaux sont maladroits de nature dans leurs déplacements, mais non. Ce sont d’excellents nageurs qui ne semblaient pas inquiétés de voir des vagues de 4m leur casser sur la tête tout près des rochers, et ils sont en plus d’étonnamment bons grimpeurs qui arrivent à se hisser à des endroits assez improbables. Les amateurs d’oiseaux apprécieront aussi l’endroit pour la présence juste derrière la colonie de Wall Island, repère inaccessible à part pour les oiseaux d’un grand nombre de mouettes et autres. Au moins là-bas elles ont la paix.

 

Phoques à fourrure du Cap Foulwind | Voyage-nouvelle-zelande.net Phoques à fourrure du Cap Foulwind | Voyage-nouvelle-zelande.net
La sieste des phoques Bon appétit!
IMG_7410 Phoques à fourrure du Cap Foulwind | Voyage-nouvelle-zelande.net
Un phoque qui sait bien grimper  Après l’effort, le réconfort
IMG_7448 Wall Island, Tauranga Bay | Voyage-nouvelle-zelande.net
 La Mer de Tasman déchainée entre le Cap Foulwind et Tauranga Bay  Wall Island





En résumé

  • Impression générale : nous voulions faire une pause dans notre remontée vers l’Abel Tasman National Park, et Westport est devenu attractif essentiellement grâce à la colonie de phoques que j’avais vue sur la carte. Nous n’avons pas été déçus malgré le mauvais temps au début. Depuis le promontoire, Sab était finalement bien plus excitée que Gaël de voir des phoques d’aussi près (finalement, nous en avons approché de bien plus près quelques semaines plus tard à Kaikoura). La balade au sommet des falaises est superbe et évidemment voir quelques dizaines de phoques d’aussi près est une expérience qu’il serait très dommage de rater si on est sur la Côte Ouest.
  • Activités : balade sur les falaises, passer la journée à regarder les phoques se reposer, surfer puisqu’il y a pas mal d’écoles à Westport, et les vagues doivent en plus pouvoir être sympas.
  • Logement : nous sommes restés au Holiday Park de Westport. Les infrastructures étaient en bon état, mais nous n’avons pas aimé le fait que les emplacements pour tentes et vans (sans électricité) se retrouvent si rapidement gorgés d’eau. Nous étant déjà enlisés sur le bord de la route à cause d’un sol détrempé, nous sommes allés malgré tout sur un site avec électricité alors que nous n’aurions pas dû. Bien nous en a pris puisque le lendemain, la zone où nous aurions dû dormir n’était qu’un marécage avec quelques centimètres d’eau autour. Assez impressionnant que les gérants laissent leur camp dans cet état là, puisque tout le monde dans la région sait qu’il y pleut beaucoup… Je ne sais pas comment étaient les autres campings, mais celui-là n’était pas vraiment à recommander. Les gens en voiture pourront sûrement beaucoup apprécier les pensions proches du phare du Cap Foulwind.

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